Statut professionnel des briqueteurs-maçons du Québec

Les membres de l'AEMQ constituent un groupe fort, autonome et indépendant. Ceci permet aux briqueteurs-maçons québécois de parler d'une seule voix lorsqu'il est temps de représenter, de promouvoir et de défendre leurs intérêts collectifs

Au Québec, l'exercice de la maçonnerie n'est pas une profession à exercice exclusif, car elle n'est pas encadrée par le Code des professions ou par une loi professionnelle particulière, la Loi R-20. La maçonnerie est donc une profession qui est non réglementée et les briqueteurs-maçons qui l'exercent ne sont pas membres d'un ordre professionnel. Ceci expose le public à de graves risques de préjudices, puisqu'il est facile pour quiconque n'ayant pas les connaissances ou les compétences requises de s'arroger le titre de briqueteurs-maçons et d'exercer des activités normalement confiées à de vrais briqueteurs-maçons.

Heureusement, de nombreux briqueteurs-maçons qui pratiquent comme professionnels au Québec sont volontairement membres de l'AEMQ. En devenant ainsi des briqueteurs-maçons, certifiés, ceux-ci s’engagent à respecter un code d’éthique et des règlements prônant le professionnalisme, la rigueur, l’éthique et la compétence.

Malheureusement, l'AEMQ n’est pas un ordre professionnel. Ses règlements n'ont pas force de loi et il n'est pas obligatoire d'être membre pour pratiquer comme briqueteur-maçon au Québec. L’AEMQ est donc limitée dans sa capacité à encadrer adéquatement la pratique de la maçonnerie.

Dans un souci de protection du public en regard du risque que représentent les travaux mal conçus, les improvisateurs et considérant les actes posés par les briqueteurs-maçons et la latitude dont ils disposent en raison de la nature de leur travail, l'AEMQ est d'avis que la pratique de la maçonnerie devrait être réglementée (Loi R-20) par un ordre professionnel. Ceci permettrait de veiller plus adéquatement au respect et au contrôle des saines pratiques des briqueteurs-maçons et leur offrirait les outils nécessaires pour exercer pleinement leur responsabilité professionnelle. 

La Commission de la construction du Québec (CCQ) ne veut plus émettre des avis concernant l'encadrement des professions, dont ont bénéficié la Corporation des Maîtres Électriciens du Québec (CMEQ) et la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ) vers le début des années 1970.

C’est en 1968, le gouvernement du Québec adopte une loi spécifique à l'industrie de la construction : la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction (Loi R-20)qui prévoit la création d'un organisme d'application provincial. De 1971 à 1975, cet organisme est la Commission de l'industrie de la construction (CIC) à laquelle succédera, de 1975 à 1986, l'Office de la construction du Québec (OCQ) et, à partir de 1987, la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Pourtant, les risques inhérents à la maçonnerie vis-à-vis de la protection du public n’ont pas diminué.